French Sculpture Census

crédits photo : ph. courtesy Biltmore Estate, Asheville
© artiste : public domain

d'après
FALCONET, Etienne-Maurice
Paris 1716 - Paris 1791

Amour menaçant
Cupid

édition 19e siècle d'après un modèle de 1755
terre cuite sur fontaine en pierre

statue
101,6 x 55,9 x 58,4

N° d'inv. : BH8-24797
Asheville, North Carolina, Biltmore Estate

www.biltmore.com

Historique

  • Archives du Domaine de Biltmore :
  • 1898, mai, Allard vendit à G. W. Vanderbilt “1 Fontaine en pierre Surmontee d'une figure ancienne de Falconnet. Surant [suivant ?] facture Sewytz [?] ci jouet [jointe ?] fr 1400.- Emlr des 2 Caisses 196, fr 1596. Mr. Thos Morch for Mr Geo Vanderbilt New York, Paris May 5/98
  • Seller J. Vllard [Allard] Mafels.
  • Signed for Geo Vllard [Allard]
  • St LaGascogne-Havre arrd NY May/6/98
  • Paris 6624 May 5/98”

Oeuvres en rapport

Plâtre exposé au Salon de 1755.
Marbre, 1757.
Edition en biscuit par la Manufacture nationale de Sèvres à partir de 1758 : voir http://www.sevresciteceramique.fr/site.php?type=P&id=654 (consulté le 27 juillet 2017) :
Cette sculpture s’inspire de l’iconographie d’Harpocrate, le dieu du Silence. L’Amour est prêt à décocher l'une des flèches de son carquois, destinée à rendre amoureux, tout en posant le doigt sur ses lèvres. L'Amour menaçant incarne l'équilibre de deux tendances principales développées par Falconet à Sèvres : les figures ou groupes mythologiques de style déjà néo-classique et les groupes d'enfants finement observés. Au XIXe siècle, la Manufacture édite l’œuvre en grande taille pour répondre au goût de l'époque porté sur le grandiose et les mises en scènes théâtrales.
Créé en marbre en 1757 pour le jardin de l'Hôtel d'Evreux, actuel Palais de l'Elysée, sur demande de Madame de Pompadour, cette figure fut éditée à Sèvres dès l'année suivante et connut aussitôt un succès qui ne s'est jamais démenti et qui a même suscité un pendant, la Nymphe ou Psyché de 1761. Le modèle en plâtre fut exposé au Salon de 1755 et l'original en marbre en 1757. La Marquise apprécia particulièrement la composition de Falconet : elle conserva le modèle en terre cuite du biscuit qui passa après sa mort chez son frère Marigny.
Ce biscuit fut abondamment diffusé en porcelaine par les manufactures de Sèvres, de Wedgwood et de Saint-Pétersbourg, en peinture comme dans le tableau de Fragonard Les Hasards heureux de l'escarlopette de 1767 (Wallace Collection), ainsi qu'en bronze comme en témoigne la collection du prince de Condé. L'Amour menaçant en biscuit était l’œuvre préférée des marchands-merciers au XVIIIe siècle. En 1764, le Contrôleur général des finances de Louis XV, Henry Léonard Jean-Baptiste Bertin envoya un exemplaire en cadeau diplomatique à la Chine.
Ce biscuit a été réalisé à l’atelier du moulage-reparage qui est chargé depuis le XVIIIe siècle de fabriquer le Biscuit de Sèvres, appellation qui désigne les sculptures de Sèvres (rondes-bosses, bas-reliefs), volontairement laissées en biscuit – c’est-à-dire sans émail et sans décor – depuis 1751/1752. Une partie des éléments décoratifs secondaires comme les fleurs est modelée librement par l'artisan selon la technique du pastillage. Le visage est entièrement retravaillé afin de lui donner toute son expressivité.